les industries créatives selon John Howkins

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Une nouvelle manière de penser la cité
La créativité et la qualité de vie dans une ville sont des notions délicates à mesurer, tout comme son énergie qui séduit les nouveaux habitants. Pourquoi choisir de vivre dans une ville plutôt que dans une autre ? Qu’est-ce qui fait qu’une ville est perçue comme créative ? Faut-il remiser la ville créative sur les étagères des concepts à la mode ?
La notion de ville créative est un cocktail aux ingrédients subtils et au dosage savant. Le succès d’une ville ne repose en effet jamais sur la même combinaison tant il est vrai que son charme échappe à la rationalité et à la fonctionnalité. Il résulte en fait d’une alchimie compliquée où les individus – dans leur diversité – sont aussi importants que la liste sans fin des atouts dont la ville en question peut s’enorgueillir.
Pour certaines villes, la créativité réside dans leurs activités économiques (création d’emploi, présence d’industries de taille internationale, réseau de PME, gares et
ports importants...), d’autres revendiquent une certaine richesse culturelle (la renom- mée d’une université, des bibliothèques, des théâtres, des musées, un patrimoine vivant), le tout dans une ambiance agréable (des commerces, des restaurants et des cafés, des parcs, des manifestations cultu- relles régulières...).
« Ville-monde », « ville-globale », « capitale culturelle », « destination touristique re- cherchée », « ville d’exposition branchée ». Les qualificatifs abondent dans cette nou- velle surenchère entre métropoles, toutes se voulant attractives, choisies, choyées.
Source : Revue de la Politique Fédérale des Grandes Villes

John Howkins a publié un ouvrage dédié aux industries créatives sous le titre Creative Economy (réédition 2014). Pour lui, il existe une liste d’une quinzaine de secteurs – publicité, architecture, art, artisanats, design, mode, édition, cinéma et vidéo, télévision et radio, logiciels de loisirs interactifs, musique, arts du spectacle, photographie, services logiciels et informatiques – acceptés par la plupart des pays comme ayant un caractère artistique.
Howkins s’accorde la paternité du terme économie créative - nous la lui laisserons jusqu’à preuve du contraire - qui a connu une extension extraordinaire dans le monde entier. Il en parle avec humour dans d’un interview pour l’OPI : "Je veux dire que j’ai voyagé partout dans le monde et maintenant les gens, tout le monde veut être créatif, chaque pays veut être créatif, chaque ville veut être connue comme étant créative. Ça en arrive à être un peu ridicule. J’adorerais rencontrer une ville qui dise qu’elle ne veut pas être créative du tout ou tout au moins qui utilise ce terme d’une manière plus précise que la plupart des gens ont tendance à le faire à l’heure actuelle.
C’est pour ça que cette économie créative peut devenir formidablement puissante. Si un mode de travail repose là-dessus, il deviendra très très puissant."
Nous en sommes aussi convaincus. Visitez notre site www.economie-creative.be

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Découvrir les atouts de l’économie créative

Un seul site pour comprendre les atouts et les enjeux de l’économie créative : www.economie-creative.be. Vous y trouverez aussi des exemples concrets.

Front End of innovation

Chaque année, FEI ( Front End of Innovation) organise une série de conférences internationales. C’est Venise qui a accueilli l’édition de mars 2014. Le thème était Construire un écosystème pour conduire une création de valeur continue. Cette manifestation de haut gamme ( comptez 2.000€ de frais de participation hors trajet et hébergement) accueillait Alberto Alessi venu en voisin, le Business Model Canvas revisité par le Lego Serious Play animé par Per Kristiansen